IBEYI

Soul | Funk | Groove - France-Cuba

Dès la première écoute, on pressent, on sait que le monde entier leur appartient. Elles s’appellent Ibeyi, le nom des dieux jumeaux yoruba, langue parlée aujourd’hui au Bénin et au Nigéria mais aussi, langue de la Santeria, le Vaudou cubain. Avant tout Cubaines, elles sont aussi Vénézuéliennes. Et Françaises, puisque ces deux jeunes sœurs singulières ont grandi à Paris.  Ces deux jeunes filles n’ont aucun besoin de prendre la pose ou de tricher : la musique est en elles. Une histoire de sang ? Leur père Anga Diaz, grand percussionniste cubain, les a certes très tôt initiées à la musique qu’il vivait comme un élan spirituel. Il a joué entre autres avec Chucho Valdés, Ibrahim Ferrer, Ry Cooder, Roy Hargrove ou Steve Coleman. Mais il a trop tôt disparu.

Immédiatement séduit par leur talent, Benjamin Constant (le réalisateur des deux premiers albums d’Asa) les fait travailler sur leurs premiers titres. C’est la naissance d’une nouvelle voix, évidente et profonde. Deux ans plus tard, rencontre magique avec Richard Russel, fondateur du label mythique XL Recordings, qui compte parmi ses talents Adele, XX, Radiohead, ou Jack White. Richard Russell décide non seulement de les signer, mais aussi de devenir le producteur de leur premier album. Sa dernière réalisation a été le premier album solo de Damon Albarn « Everyday robots ». Richard Russel a aussi produit l’ultime magnifique album de Gil Scott Heron ” I’m new here ». En trente ans d’existence, c’est la première fois qu’un des labels de Beggars (XL/Matador/4AD/Roughtrade) signe en direct un artiste français pour le monde. Ibeyi ne ressemblent à personne : un Negro Spiritual contemporain, avec de l’électro, du hip hop et d’énormes basses.

Juillet 2016 | 20h00
Saint-Nazaire - Petit Maroc