À seulement 25 ans, Sam Sauvage (Hugo Brebion à la ville) s’impose comme l’ovni le plus fascinant de la nouvelle scène française. Originaire de Boulogne-sur-Mer, ce dandy dégingandé au look de « croque-mort chic » — costume sombre, cravate fine et tignasse en bataille — a fait ses armes en chantant dans la rue et les bars du Nord avant d’affoler les réseaux sociaux.
Révélé par le tube viral Les gens qui dansent (j’adore), il déploie un univers singulier où la poésie moderne rencontre des sonorités new wave et électro-pop inspirées des années 80. Sa voix grave et suave, souvent comparée à celle d’un jeune Alain Bashung, porte des textes à double fond : un mélange d’observation caustique de la société et de mélancolie pudique.
Adoubé par des icônes comme Zaho de Sagazan ou les Sparks, Sam Sauvage est une véritable bête de scène. Après avoir assuré les premières parties d’Eddy de Pretto dans les Zéniths et marqué les esprits aux Francofolies de La Rochelle, il s’apprête à sortir son premier album, Mesdames, Messieurs !
Sur scène, il n’interprète pas ses chansons, il les incarne avec une urgence et une gestuelle robotique héritées des Talking Heads. Entre autodérision et romantisme désabusé, Sam Sauvage nous invite à danser, même si c’est au bord de l’apocalypse.
Une plume alerte, un charisme magnétique et une élégance décalée. Ne manquez pas la révélation dont tout le monde parle !