Parcours street-art

A travers Saint-Nazaire

 – en partenariat avec Silène –

  • Depuis 2015, dans le cadre du focus, Les Escales proposent à un graffeur/une graffeuse du pays invité de créer une fresque géante sur la façade d’un immeuble de Saint-Nazaire.
  • Toutes les oeuvres ont été réalisées avec le concours de Silène, Office HLM de l’agglomération nazairienne.
  • Après les fresques géantes d’INTI, celle de La Robot de Madera et de Charquipunk (Valparaiso-Chili) au Petit Maroc réalisée en 2015, la fresque panoramique de NARDSTAR* (Cape Town- Afrique du Sud) sur la façade de la résidence Les Caraïbes sur Ville-Port réalisée en 2016 et la fresque géante d’Ellen RUTT (Detroit-USA) sur l’immeuble Panama à l’été 2018,  ADNATE (Melbourne-Australie) a réalisé une oeuvre murale sur le pignon nord de la résidence Les Caraïbes, situé à l’angle des rues Henri Gautier et Frères Pereire. En juillet 2019, c’est à Apolo Torres (São Paulo- Brésil) que nous confions le pignon du 106 rue d’Anjou sur lequel il apposera un petit bout de son « Brésil ».

INTI. – “EXODUS 2” (2015)

C’est le graffeur INTI. qui a peint la fresque géante qui orne le pignon de Callao. « Exodus 2 » figure un jeune garçon migrant d’Afrique vers l’Europe. INTI a peint ce même personnage sur un mur de Rabat au Maroc en mai 2015.

Quelques images ici

LA ROBOT DE MADERA – “OFRENDA” (2015)

Cette fresque de La Robot de Madera (Le Robot de Bois) a été réalisée en même temps que “Exodus 2”. les deux projets se juxtaposent et se répondent.“Ofrenda” fait partie d’une série qui montre des portraits d’étudiants tombés lors de manifestations en faveur de l’éducation au Chili. Grâce à ses oeuvres, le sacrifice ne sera jamais en vain ou oublié.

CHARQUIPUNK– “JUNGLE” (2015)

Charquipunk vient compléter le travail d’INTI. et de La Robot de Madera sur le transformateur électrique qui se situe en face des deux grandes fresques réalisées par les deux graffeurs chiliens. Charquipunk, également originaire de Valparaiso au Chili, nous laisse ici une luxuriante jungle sud-américaine.

NARDSTAR* – “FYNBOS” (2016)

L’artiste sud-africaine Nardstar* est une artiste originaire de Cape Town. Elle a peint une fresque panoramique sur les murs de la résidence Les Caraïbes, à proximité du Ruban Bleu. Ce graff peint à l’aérosol est un triptyque de 60 m² représentant un jardin de fynbos, fleur typique du Cap.

ELLEN RUTT – “SERENDIPITY” (2017)

Ellen RUTT, jeune artiste américaine originaire de Detroit, a réalisé sa fresque sur l’immeuble « Panama ». L’œuvre longiligne de 108 m², intitulée « Serendipity » illustre sa vision du festival Les Escales : d’inspiration cubiste, différentes formes et couleurs s’imbriquent les unes aux autres, dans un même espace et dansent ensemble.

ADNATE – “UNRAVEL”  (2018)

Adnate est un portraitiste australien qui utilise la bombe aérosol et l’acrylique pour créer des visages de femmes et d’enfants aborigènes qui prennent vie sur des façades de 12 mètres de haut visibles à New York, Berlin, Toulouse et Saint-Nazaire.  Il a d’abord commencé comme graffeur dans les rues de Melbourne avant de se tourner vers un art de rue monumental et hyperréaliste.

APOLO TORRES (2019)

Né le 2 mai 1986 à São Paulo au Brésil, Apolo Torres est peintre et muraliste. Il est diplômé en design industriel de l’Université Mackenzie à São Paulo et a étudié la peinture à la School of Visual Arts de New York.

Son travail dialogue avec la peinture classique, le street art et l’art contemporain. Avec des expositions au Brésil, en Italie et aux États-Unis et des participations à des festivals d’art urbain et des expositions collectives dans plusieurs pays, Apolo apparaît comme l’un des grands représentants du muralisme brésilien contemporain.

Pour cette septième fresque dans la ville proposée par le festival, Apolo Torres s’est inspiré d’une photo d’un ami, représentant une scène de fête dans la rue. Des musiciens s’amusent, des gens discutent, tout ce qu’il y a de plus anodin, mais de précieux pour Apolo. « J’aime peindre la vie quotidienne, des choses réalistes, simples. C’est une image qui invite le public. Le spectateur peut facilement faire partie de la scène. »

Échange, communauté, musique, l’œuvre illustre des aspects emblématiques de la culture brésilienne et qui lui tiennent à cœur. D’ailleurs s’il n’avait pas été peintre, Apolo Torres aurait été musicien. « Je jouais des percussions quand j’étais petit et j’ai toujours fait partie de groupes avec des copains. Mais je n’ai jamais travaillé assez pour en faire mon métier. »

La fresque est à découvrir au 106 rue d’Anjou à Saint-Nazaire.